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# Spoo' | 3'750 jours d'existence | Suisse #



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# Posté le mercredi 01 octobre 2008 08:51

Modifié le vendredi 17 avril 2009 12:58

Sauvetage Post-Mortème

Sauvetage Post-Mortème



Un clic... De la lumière... Un visage... Il était vraiment magnifique. Mais c'était un escroc... Comment avait-elle pu ne pas s'en rendre compte plus tôt ? Elle qui lui avait permis, non sans prendre de grands risques, de s'introduire dans ce centre commercial en pleine nuit grâce aux clés de son père. Elle qui lu avait donné tous les codes des system d'alarme. Elle qui n'avait pas cherché à comprendre pourquoi. Elle qui se retrouvait maintenant enfermée, abandonnée seule dans un entrepôt. Lui avait tout prévu, tout calculé ; dans deux heures il sera hors de danger et aura remplit son stock. Mais qu'allait-il faire d'elle ? Je n'en avais aucune idée et je craignais le pire... Pour l'instant, elle pleurait, recroquevillée derrière une pile de cartons. Je percevais toute son angoisse et sa culpabilité. Malheureusement elle était encore loin d'avoir tout vu...

La porte de l'entrepôt s'ouvrit dans un grincement ; il entra. Son réapprovisionnement touchait à sa fin. Il ne lui restait qu'une dernière chose à faire avant de sortir retrouver ses amis qui l'attendaient pour transporter les habits volés. Il était d'un calme étonnant. Son regard satisfait et sûr de lui parcourra la salle pour tenter de déceler la provenance des sanglots de celle qui lui faisait jadis confiance. Dés qu'il l'eut trouvée, il s'approcha d'elle en laissant sa main glisser sur les cartons et en prenant soin de faire grincer les chariots. Terrifiée, elle serra ses genoux dans ses bras et ferma les yeux. Il stoppa ce petit jeu et se planta devant sa proie. Celle-ci releva la tête et le supplia du regard. Il lui répondit par un sourire pervers. Il lui tourna autour quelques secondes puis s'agenouilla devant elle, détacha sa ceinture et lui noua les poignets avec. N'ayant plus la force d'emmètre quelques son, elle laissa ses larmes couler sur ses joues. Il entreprit d'enlever les mèches qui cachaient son visage et lui retira son haut d'un geste lent et calculé. Elle essaya de l'empêcher d'aller plus loin en le ruant de coup de pieds mais cela ne servit qu'à le rendre plus fougueux encore. Il bloqua violemment les jambes de sa victime entre les siennes et déboutonna sa jupe. Elle n'avait pas d'autre chois que de le laisser faire en priant. Oui, elle priait ; je le sentais. Elle priait pour que son c½ur lâche. Elle priait pour perdre connaissance ; pour ne plus entendre les soupirs saccadés de son agresseur. Il n'en fût rien... Il continuait, toujours plus vicieux et elle demeurait désespérément consciente de chacun de ses gestes ; ils resteront à jamais gravés dans sa mémoire. Elle était à présent nue et à sa mercie. Je rageais ; pourquoi ne pouvais-je pas l'aider ? Pourquoi ne pouvais-je pas virer ce garçon ? La raison était évidente et pourtant... Je m'en voulais. Oui, j'étais mort ; tout me traversait. J'étais invisible... Mais il fallait que je fasse quelque chose ; que je la sauve avant qu'il ne la souille à jamais. Il me fallait faire vite. Je tentai de me calmer de rassembler mes forces, de me concentrer. Lui profitait maintenant de son corps sans aucune finesse. Je ne pouvais en supporter d'avantage, et elle non plus. Je réessayai, concentrant mon énergie sur une étagère derrière lui. Celle-ci vibra ; la vaisselle disposée dessus glissa légèrement. Je recommençais, encore, encore ; il retirait ses jeans. De rage, je hurlais ; l'armoire s'abattit enfin sur lui dans un fracas assourdissant. Toute la porcelaine vola en éclats dans l'entrepôt. Certains d'entre eux giclèrent sur les deux corps gisants à terre, les parsement de légères coupures. Aussitôt, le calme revint. Ne résonnait plus dans la pénombre, que les gémissement de la jeune fille. Lui ne bougeait plus ; assommé, ou avec un peu de chance, mort.
Elle reprit peu à peu ses esprits et se redressa. Elle regarda autour d'elle et eut un haut-le-c½ur à la vue de son ex-petit-amis, gisant au sol immobile. Elle ne tarda pas à se lever, faisant attention à ne pas marcher sur du verre brisé. Elle rassembla du mieux qu'elle pu ses affaires et essaya de dénouer la ceinture qui lui serrait toujours les poignets. N'y parvenant pas, elle se remit à sangloter, épuisée et à bout de souffle. Je m'approchai d'elle et, parvenant enfin à atténuer mon mal de crâne, je dénouai ses liens d'une simple pensée. Je fus surpris de la facilité avec laquelle j'exécutai ce geste, autrefois si dure. Décontenancée par ce qui lui arrivait, elle se saisis de ses habits et se rhabilla en vitesse. Après quoi elle s'éloigna de l'horrible masse bloquée par l'étagère et regarda autour d'elle. Je la sentais paniquer.
<<Qui est là ? demanda-t-elle la voix tremblante. Montrez-vous, s'il vous plaît.>>
Je ne pouvais malheureusement pas lui répondre. Néanmoins il me fallait lui expliquer avant qu'elle ne devienne complètement dingue. Usant à nouveau -et sans effort- de mes capacités, je soulevai un manteau et le fis léviter devant elle. Elle recula d'un bon, méfiante, puis elle s'approcha. et passa sa main sous le manteau. Je cherchai dans la pièce de quoi écrire et tombai sur un écritoire flambant neuf. Je l'ouvrit, en fit sortir un crayon et une feuille de papier que je plaçai à sa hauteur. Lentement, je parvint à inscrire quelques mots, puis des phrases qu'elle lut à haute voix :
<<"N'ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal. Je m'appelle Astos." Mais d'où venez-vous ?>>
Je continuais écrire, au fur et à mesure de ses questions. Je sentais qu'elle me croyait quand je lui racontais mon état spectral. Je m'aventurai plus loin dans les confidences et lui contai mon histoire. Je lui appris que je vivais, il y a de cela bien longtemps, à la cours du rois Louis XIV. Je travaillais là-bas comme conseiller. Mais j'avais en ce temps là un terrible secret qui m'empêchait de vivre comme tout autre homme ; j'aimais le rois... Je ne m'en suis rendu compte que le jour de ses 17 ans, le 5 septembre 1655. Il avait organisé un des plus grand bal masqué de l'époque, et avait passé la soirée à courtiser de nombreuses jeunes-femmes. Sans le vouloir, je m'étais mis à le surveiller de près. Je le suivais absolument partout. Quoi qu'il fasse, je le savais. Si bien qu'à la cours, commençait à se poser des questions. Il ne leur avait pas fallut plus d'un mois de questionnement pour tout découvrir. Et à cette époque, l'homosexualité était pire qu'un péché... On m'avait donc fait exécuter d'un coup d'épée dans le ventre. J'en gardais encore aujourd'hui une trace bien visible. Du moins à mes yeux, car les vivants, eux, ne me voyaient pas.
Elle lisait toujours attentivement mon récit qui touchait à sa fin. Comme elle ne parlait pas, je lui demandai de quitter cet endroit et d'avertir la police. Elle jeta un coup d'½il au corps du jeune homme et les larmes lui montèrent aux yeux. Je lui proposait de dire à la police, s'ils la questionnaient, qu'il avait fait tomber l'étagère lui-même en gesticulant. Elle me remercia et partit en courant par la porte de derrière pour les les amis du désormais cadavre ne la voient pas. Je la revis le lendemain, accompagnée de quatre agents qui venaient examiner les lieux et emporter le mort. Elle leur expliqua en détails ce qui s'était passé omettant bien entendu le passage du manteau volant. Ils lui dirent qu'ils prendront sa déposition dans la soirée mais qu'elle devait avant-tout se reposer chez elle et ils partirent. Avant de sortir elle se retourna et, ne sachant pas trop où regarder, me lança :
<<Merci... Et Adieu.>>
Je n'étais pas du tout de cet avis. J'avais peut-être décidé de vivre ici durant des siècles, mais je n'y étais pas coincé. Je la suivit donc jusque chez elle et quand elle rentra le soir venu, une feuille l'attendait sur son oreiller. Elle la lut et, sans penser à me répondre, elle s'endormit le sourire aux lèvres. Elle savait désormais que je serais là pour elle.





Spoo' <3

# Posté le dimanche 22 juin 2008 09:02

Modifié le vendredi 17 avril 2009 12:58

Quand les insomniaques s'emmerdent.. ^^'


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Il l'aime, il le sait. Alors pourquoi le nier ? La peur... Je ne voyais rien d'autre. La peur du vide qu'il devrait combler lorsqu'ils partiraient chacun de leur côté, sans espoir de se revoir un jour. Il devait reprendre la mer avec son père. mais cela l'empêcherait-il de repenser à ces deux mois ? Ceux qu'ils avait veccu aux côtés de celui qu'il avait attendu toute sa vie ? J'aurais juré que non, et pourtant, ce soir, il partira. Sans avoir eu le courage de s'avouer à lui-même ses sentiments. Il avait le choix : rester, avouer et tout recommencer à zéro avec l'amour de sa vie, ou parti dans le mensonge, et abandonner tout espoir de se faire pardonner. Je ne pouvais plus rien faire pour lui, sinon l'attendre eternellement dans ce que vous appelez les enfers. Là où se retrouvent non seulement les assassins et les violeurs, mais aussi les traîtres... Ceux à qui la chance aurait souri s'ils n'avaient pas tout gâché...




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Comprendre et accepter les erreurs des autres est souvent plus simple que d'assumer ses propres faux pas. On est alors seul juge. Tout repose sur nous, sans qu'on ne l'ait choisi. On ne peut y échapper, sinon en noyant définitivement toute culpabilité. Glauque, immorale, déconcertante... L'ivresse dans laquelle la guérison se perd si souvent n'atteint jamais les limites des sacrifices faits par amour. Plus rien ne justifie la soif, la faim, l'envie... Les ressentiments sont si puissants qu'on ne les retrouve pas deux fois dans pour les mêmes raisons. L'insensé de ce texte est recherché. J'ai compris, j'assume, ils accepteront pour moi à ma mort...




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Crève, ordure. Aussi lentement qu'elle se remet. L'innocence que tu lisais dans ses yeux n'était pas comparable aux autres. Plus forte, plus dure, plus cruelle, elle ne te pardonnera pas de l'avoir enlevée. Oui, elle serait partie de toute façon. Mais elle n'avait pas besoin de ton aide. Elle l'aurait quittée doucement, petit à petit, dans le souffle de l'âge. Tu l'as arrachée avec tellement de violence qu'elle n'a pu que se perdre dans la liste infinie de tout ce que tu as brisé à l'instant où tu as posé ton regard sur sa vie. Dans tes bras elle s'est éteinte à jamais, et les cendres qu'ils en reste ne font qu'alimenter ton désir, ta soif de rage. Tout ce qu'elle avait de plus précieux s'est élevé si haut dans l'infinie que jamais elle ne redescendra. Les anges et le soleil l'accueillent de leur mieux, sans savoir pourquoi, ni comment tu l'as éjectée aussi loin...




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A l'âge où elle aurait dû chanter, tu l'as faite supplier. S'il n'est plus rien dans sa voix que ton nom, c'est qu'il ne t'as fallu qu'une nuit pour la priver à jamais de tout le reste. Sans permission, sans prévenir tu as repris la vie que tu lui avais donnée. Les explications que tu lui dois ne franchiront pas les barrières de tes pensées les plus sombres. Le manque dans lequel tu vous as enfermé se remplit de vide. L'air y est glacé par la terreur, celle d'un être qui t'as fait confiance jusqu'à la mort. Tu l'as perdue dans tes propres entrailles. Si tu souffres, écoute ses poings marteler ton coeur. Laisse-la sortir. Rends-lui la liberté dont tu l'as privée si longtemps. Elle est ta vie, ton souffle. Si elle te quitte, tu succomberas. Et les chants dont tu l'as privée s'éteindront en toi, comme la flemme d'une bougie soufflée par mégarde...




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Jamais personne encore ne lui avait parlé
De l'amour d'une mère et de son nouveau né
Il a détruit des vies qu'il pensait contrôler
Mais qui, dans les enfers, attendent de se vanger
Un jour il mourra seul prisonnier de l'ennui
Où tous ceux qui voyagent comtemplent la nuit.

Partout dans cet univers dont il s'est fait roi
Là où tous les martyrs se demandent pourquoi
Il prédit sans douter l'avenir de tous
Sans connaître pourtant celles et ceux qui l'y poussent
Il aurait préféré epargner ses sujets
Et surtout, mais en vain, la femme qu'il a aimé...





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Spoo' <3
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# Posté le vendredi 17 avril 2009 12:52